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Un petit blog sans prétention, avec mon humeur du moment... une sorte d'éditorial d'un trentenaire papa (depuis peu), qui s'interroge sur son monde, l'actualité, relate des anecdotes, s'exprime, critique

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Mon prof de maths

 ll y a de ça quelques années, redoublant ma terminale, je suis arrivé dans un nouveau lycée, à Saint-Étienne. Repasser mon bac D, après avoir échouer un C. On ne parlait pas encore de bac S. Une année, pour refaire des amis, s’habituer au nouveaux profs, avoir son bac.

Cette année-là fut sans doute ma meilleure au lycée. Etre un nouveau a parfois des avantages auprès des jeunes filles, je m’étais inséré sans trop de peine dans un groupe d’amis festifs dont restent et resteront des sœurs ou des frères. Et j’ai eu mon bac, avec mention, et 20/20 en maths.

20/20 en maths grâce à un homme hors norme, qui aimait passionnément son métier, sa matière et ses élèves. Il débordait de joie de vivre, malgré des soucis de santé, s’amusait de maths, jouait son cours comme un acteur de stand-up. Farceur, mutin, agréable, ouvert, il pouvait être un homme de confiance, et l’on pouvait rire avec lui à condition de donner les efforts qu’il demandait. Tout le monde dans la classe ne partageait toujours sa façon de faire ; mais il était respecter.

Je sui retourné le voir de nombreuses fois, étant à la fac, le samedi matin. Il accueillait ses anciens élèves avec un grand sourire, faisait le relais pour donner des nouvelles des copains partis loin pour leurs études. Puis le temps et l’éloignement m’ont fait perdre contact avec lui, mais il revenait souvent dans nos souvenirs, lorsque nous évoquions mes amis et moi nos meilleurs moments de vie de classe.


M. Ferlay nous a quitté fin 2005, lors d’un examen de santé à l’hôpital. La nouvelle s’est répandue rapidement chez ces anciens élèves, et la sensation d’avoir perdu un morceau de notre jeunesse s’est installé.


Adieu M. Ferlay, je ne serai pas ce que je suis devenu si nos routes ne s’étaient pas croisées.


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