Un petit blog sans prétention, avec mon humeur du moment... une sorte d'éditorial d'un trentenaire papa (depuis peu), qui s'interroge sur son monde, l'actualité, relate des anecdotes, s'exprime, critique
Rendez-vous 7h30, devant la « stabul ». Les deux cochons sont dans la remorque, ils ne savent pas encore le sort qui leur est réservé. Quelques minutes plus tard, ils ont un peu bronzés sous les flammes du feu de paille censées les débarrasser des parasites et de quelques poils.
La tradition veut que la bête soit ensuite frottée à la brosse et lavée à grandes eaux. La modernité nous a fait gagner quelques temps, puisque c’est au nettoyeur haute pression cher à notre ministre de l'intérieur que la bête fut nettoyée.
Une fois propres, elles furent vidées, et mises à « ressuyées » en haut de l’élévateur. Les tripes furent nettoyées pour faire les andouilles (opération intéressante et enrichissante !)
mais pour ma part je réussis à la contourner pour me rendre à l’atelier de fabrication de boudin, des 14 mètres de boudin. Crème fraîche, aromates, oignons, compote de pommes. Tremper les doigts dans le sang pour goûter l’assaisonnement. Réassaisonner. Regoûter. Puis faire cuire 20 minutes dans une eau à 90° pour ne pas qu’ils explosent. 
Pause casse-croûte, au Corton Charlemagne. Normal pour ces bourguignons travaillant dans le vin.
Les têtes, les pieds, les queues furent mises à mijoter, pour quatre heures, juste le temps de manger. Manger une sorte de ragoût fait avec une partie des foies et de la poitrine. Arrosé comme il se doit, d’abord à l’apéro, puis à table. Un long repas. Reprise du boulot une fois la gnole bue (mirabelle 98), les têtes prêtes à être dépecées et hachées grossièrement pour le fromage de tête. De leur coté, les tripes propres ont marinées dans le vinaigre.
Mise en barquette du fromage de tête
, puis … apéro… dans le laboratoire, autour de la table du salon, puis à table, puis grandes bouteilles au cours du repas à base de boudin et de purée… Peu d’alcool à la fois finalement mais sur l’ensemble de la journée, ça commence à faire !
Le lendemain, réveil difficile. Découpage de la viande
, hachage des morceaux pour les terrines, répartition. A midi, les trois quarts du boulot sont faits. C’est l’heure du repas, douzaine d’huîtres, bœuf bourguignon, fromages, desserts, histoire de changer du porc…
Ce fut l’heure du départ non sans un petit crochet dans un village voisin où habitent des amis de Tanou. Amis à qui nous avons vendu la cave à vin dont nous ne nous servions plus depuis notre déménagement et la présence de la cave naturelle adaptée à conservation du vin dans notre nouveau lieu de vie.
Retour maison aux alentours de 22h et des brouettes. Un Week-end fatiguant mais très sympathique.
Comme l’an dernier, une fois le cochon tué, la neige fit son apparition dans la semaine.
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