Un petit blog sans prétention, avec mon humeur du moment... une sorte d'éditorial d'un trentenaire papa (depuis peu), qui s'interroge sur son monde, l'actualité, relate des anecdotes, s'exprime, critique
Ce dimanche soir,nous avions prévu d'aller au cpncert de E.S.T., groupe de jazz suédois, programmé dans le cadre d'un festival. Nous avions quasiment tout prévu, pris une baby sitter... mais pour les places nous avons attendu le dernier moment, le moment de trop et Tanou s'est retrouvé devant le guichet sans pouvoir acquérir le fameux sésame.
Notre plan de secours fut donc une soirée resto- ciné, puisque nous avions quelqu'un pour garder Romane. Une petite promenade en ville, histoire de faire passer le temps et de trouver un resto ouvert. Nous optâmes pour le Sucré salé, le petit resto du cinéma. Moment agréable, et il y avait bien longtemps que nous n'avions été ensemble au cinéma Tanou et moi.
Le film choisi fut : This is England.
L'histoire d'un gamin mal dans sa peau, au cours des années 80, dans l'angleterre de tatcher, dans la pauvreté des quartiers... On dirait du Ken Loach, mais l'image et le traitement sont différents. Un peu plus de richesse dans l'image, mais le fond de dénonciation est le même. Vivre et survivre, trouver des boucs émissaires, se trouver une identité quand on détruit les repères patiemment construits parles générations, quand le violence des adultes brise les enfants, quand l'arrogance politique oublie le peuple, quand la violence militaire inspire la violence quotidienne.
On est pas toujours à l'aise dans ce film face aux propos des skins (puisqu'il s'agit d'eux), face à l'attitude de la mère qui laisse son fils se construire ses repères au milieu d'une bande d'ados aux crânes rasés, face à la violence crue ; mais on se dit aussi qu'il n'y a pas que des mauvais bougres dans ces bandes organisées qui se reconstruisent des liens et des repères, que l'intelligence et le bon sens ne demandent qu'à être sollicités.
Reste à espérer que maintenant que nous avons notre propre Tatcher au gouvernement, l'histoire ne se reproduise chez nous; pas sûr que nous en soyons si loin...